Mercredi 30 avril 2008
Pour toutes celles et ceux qui se demandent où nous en sommes dans nos recherches d’emploi, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup d’expliquer comment fonctionne le marché du travail ici.
Ce n’est pas qu’il y ait de grandes différences avec la France dans le fonctionnement (plutôt sur la quantité d’offres disponibles), mais notre statut d’expatrié et le visa que nous avons choisi
ont un impact notable dans nos recherches. En effet, comme je l’avais expliqué dans un précédent article, le PVT ne garantit pas à l’employeur que nous allons rester une période suffisante, que
ce soit dans le poste ou sur la ville.
Tout d’abord, où chercher un travail ? Et bien tout dépend du projet là encore et donc du type de poste recherché : si nous voulions simplement des petits boulots histoire de vivoter jusqu’à la prochaine destination, il nous suffirait de parcourir la ville avec des cv en poche, et de taper aux portes des enseignes qui affichent qu’elles embauchent. Et là encore, certaines boutiques n’affichent pas, mais recherchent quand même. Lors de nos séances de « magasinage » (puisque le shopping se dit comme ça ici !), nous avons repéré et discuté avec certains employés, et nous savons déjà où nous pourrions déposer des cv si besoin et démarrer rapidement. Mais dans notre cas, ça restera un plan C.
Pour trouver un boulot en rapport avec des compétences plus spécialisées, il existe 2 solutions, qui sont liées d’ailleurs : internet et les agences de placement. Nous passons donc nos journées à traquer les nouvelles offres qui paraissent, et dans certains cas à contacter les agences qui les diffusent.
Les agences de placement fonctionnent sur le même principe que les agences d’interim, sauf que la quantité d’offres ici permet qu’elles prennent en charge des postes qualifiés et/ou spécialisés, et sur tout type de contrat (permanent, temporaire, contractuel, temps plein ou temps partiel). Fabrice a pu s’inscrire dans une hier (il a eu à passer une quantité de tests – j’ai poireauté 2heures à l’attendre ! – que ce soit en informatique, langue, etc.), et est assez confiant quant au sérieux de ce type d’entreprise.
Notre plan A serait donc de trouver un boulot concordant avec nos diplômes et expériences, que ce soit sur une mission de quelques mois, ou sur des remplacements estivaux. Nous avons envoyé énormément de CV en réponse à des annonces qui nous correspondent. Le problème dans ce cas est le délai de réponse, puisque les recrutements, bien organisés, s’étalent parfois sur plusieurs semaines (je viens de recevoir une réponse négative pour un poste auquel j’avais postulé de France). Par contre, d’après les commentaires et conseils que nous avons eu, il va être difficile d’obtenir un poste aussi élevé que ce que nous souhaiterions :
- le PVT qui nous dessert dans ce que l’on recherche
- nos diplomes qui sont français, et pour lesquels nous devrions faire reconnaître les équivalences afin qu’ils soient aussi vendeurs ici que ce qu’ils auraient été en France (ce que nous ferons si nous devons rester un peu plus que le pvt)
Tout ça lié évidemment à notre statut d’expatrié.
Face à ça, pas de problème, nous arrivons au plan B : nous recherchons aussi des postes qui nous correspondent, mais à niveau hiérarchique moindre, permettant alors de mettre un pied dans le secteur qui nous intéresse, sachant que le délai de promotion ici est hallucinant quand on sait faire ses preuves.
Nous en sommes donc à la phase où nous postulons à tout type d’offres, que ce soit en réponse à des annonces ou en candidature spontanée. Pour ma part, j’attends énormément de réponses mais étant donné le délai jusqu’à la clôture des dépôts de candidatures, et ensuite le délai de décision, je vais devoir être patiente. Les quelques réponses que j’ai eu (négatives, vous auriez su l’inverse) étaient pour des postes à haut niveau hiérarchique (très haut même pour certains, en général le refus est lié au fait que j’ai deux ans d’expérience et qu’il en faut 5 à 10 dans ces cas là) pour lesquels j’avais postulé de France. Et d’autres pour des candidatures spontanées dans des structures qui n’avaient rien à voir avec la santé, mais où je trouvais sympa de trouver un boulot d’été (comme le musée d’art contemporain par exemple !).
Fabrice quant à lui a eu des réponses (comme pour l’agence) mais certaines n’étaient pas intéressantes (elles relevaient même carrément du plan D). Il a un entretien dans les prochains jours pour un poste qui pourrait être bien, mais qui est quand même très excentré. A voir donc.
Pour être honnête, ça rend un peu chèvre d’attendre comme ça (moi qui suis d'une patience légendaire pourtant!!!!), surtout que nous avons dû postuler chacun à une bonne quarantaine d’offres depuis une semaine (dont la moitié en ce qui me concerne sont des postes de cadre en administration de la santé. Quand on sait qu’en France il en sort deux ou trois par mois pour tout le pays, là, plus de 20 en 5 jours juste sur Montréal, ça fait rêver. Pour l’autre moitié, ce sont des postes à moindre niveau hiérarchique ou dans d’autres secteurs d’activités) . Vivement que ça s’active un peu, sachant que le plan C pourrait se transformer en solution pour patienter.
Pour ce qui est des salaires, je n’ai pas encore sondé Fabrice par rapport à ses offres, mais dans mon cas, les meilleures offres proposent du 90000$ annuel en moyenne (pour le groupe A), 60000$ en moyenne pour le groupe B, et pour le plan C (vendeuse ou serveuse donc) 20000$. Vous comprenez donc pourquoi nous patientons un peu avant de démarcher les boutiques. Sachant qu’à ces chiffres il faut retirer 23% de prélèvements, et que nous ne savons pas encore quel pourcentage sera récupéré après impots (cf. post : l’essentiel sur les impots).
Vous comprendrez aussi que nous espérons de tout cœur que le dollar redeviendra plus fort que l’euro quand nous recommencerons à travailler !
(taux du jour : 1euro=1,5808$can, vivement l’inverse)
Sur ce, je boucle cet article ! en espérant ne pas vous avoir gonflé en le faisant si long !!
Merci pour vos commentaires et/ou tuyaux si vous en avez !
@+ !
Tout d’abord, où chercher un travail ? Et bien tout dépend du projet là encore et donc du type de poste recherché : si nous voulions simplement des petits boulots histoire de vivoter jusqu’à la prochaine destination, il nous suffirait de parcourir la ville avec des cv en poche, et de taper aux portes des enseignes qui affichent qu’elles embauchent. Et là encore, certaines boutiques n’affichent pas, mais recherchent quand même. Lors de nos séances de « magasinage » (puisque le shopping se dit comme ça ici !), nous avons repéré et discuté avec certains employés, et nous savons déjà où nous pourrions déposer des cv si besoin et démarrer rapidement. Mais dans notre cas, ça restera un plan C.
Pour trouver un boulot en rapport avec des compétences plus spécialisées, il existe 2 solutions, qui sont liées d’ailleurs : internet et les agences de placement. Nous passons donc nos journées à traquer les nouvelles offres qui paraissent, et dans certains cas à contacter les agences qui les diffusent.
Les agences de placement fonctionnent sur le même principe que les agences d’interim, sauf que la quantité d’offres ici permet qu’elles prennent en charge des postes qualifiés et/ou spécialisés, et sur tout type de contrat (permanent, temporaire, contractuel, temps plein ou temps partiel). Fabrice a pu s’inscrire dans une hier (il a eu à passer une quantité de tests – j’ai poireauté 2heures à l’attendre ! – que ce soit en informatique, langue, etc.), et est assez confiant quant au sérieux de ce type d’entreprise.
Notre plan A serait donc de trouver un boulot concordant avec nos diplômes et expériences, que ce soit sur une mission de quelques mois, ou sur des remplacements estivaux. Nous avons envoyé énormément de CV en réponse à des annonces qui nous correspondent. Le problème dans ce cas est le délai de réponse, puisque les recrutements, bien organisés, s’étalent parfois sur plusieurs semaines (je viens de recevoir une réponse négative pour un poste auquel j’avais postulé de France). Par contre, d’après les commentaires et conseils que nous avons eu, il va être difficile d’obtenir un poste aussi élevé que ce que nous souhaiterions :
- le PVT qui nous dessert dans ce que l’on recherche
- nos diplomes qui sont français, et pour lesquels nous devrions faire reconnaître les équivalences afin qu’ils soient aussi vendeurs ici que ce qu’ils auraient été en France (ce que nous ferons si nous devons rester un peu plus que le pvt)
Tout ça lié évidemment à notre statut d’expatrié.
Face à ça, pas de problème, nous arrivons au plan B : nous recherchons aussi des postes qui nous correspondent, mais à niveau hiérarchique moindre, permettant alors de mettre un pied dans le secteur qui nous intéresse, sachant que le délai de promotion ici est hallucinant quand on sait faire ses preuves.
Nous en sommes donc à la phase où nous postulons à tout type d’offres, que ce soit en réponse à des annonces ou en candidature spontanée. Pour ma part, j’attends énormément de réponses mais étant donné le délai jusqu’à la clôture des dépôts de candidatures, et ensuite le délai de décision, je vais devoir être patiente. Les quelques réponses que j’ai eu (négatives, vous auriez su l’inverse) étaient pour des postes à haut niveau hiérarchique (très haut même pour certains, en général le refus est lié au fait que j’ai deux ans d’expérience et qu’il en faut 5 à 10 dans ces cas là) pour lesquels j’avais postulé de France. Et d’autres pour des candidatures spontanées dans des structures qui n’avaient rien à voir avec la santé, mais où je trouvais sympa de trouver un boulot d’été (comme le musée d’art contemporain par exemple !).
Fabrice quant à lui a eu des réponses (comme pour l’agence) mais certaines n’étaient pas intéressantes (elles relevaient même carrément du plan D). Il a un entretien dans les prochains jours pour un poste qui pourrait être bien, mais qui est quand même très excentré. A voir donc.
Pour être honnête, ça rend un peu chèvre d’attendre comme ça (moi qui suis d'une patience légendaire pourtant!!!!), surtout que nous avons dû postuler chacun à une bonne quarantaine d’offres depuis une semaine (dont la moitié en ce qui me concerne sont des postes de cadre en administration de la santé. Quand on sait qu’en France il en sort deux ou trois par mois pour tout le pays, là, plus de 20 en 5 jours juste sur Montréal, ça fait rêver. Pour l’autre moitié, ce sont des postes à moindre niveau hiérarchique ou dans d’autres secteurs d’activités) . Vivement que ça s’active un peu, sachant que le plan C pourrait se transformer en solution pour patienter.
Pour ce qui est des salaires, je n’ai pas encore sondé Fabrice par rapport à ses offres, mais dans mon cas, les meilleures offres proposent du 90000$ annuel en moyenne (pour le groupe A), 60000$ en moyenne pour le groupe B, et pour le plan C (vendeuse ou serveuse donc) 20000$. Vous comprenez donc pourquoi nous patientons un peu avant de démarcher les boutiques. Sachant qu’à ces chiffres il faut retirer 23% de prélèvements, et que nous ne savons pas encore quel pourcentage sera récupéré après impots (cf. post : l’essentiel sur les impots).
Vous comprendrez aussi que nous espérons de tout cœur que le dollar redeviendra plus fort que l’euro quand nous recommencerons à travailler !
(taux du jour : 1euro=1,5808$can, vivement l’inverse)
Sur ce, je boucle cet article ! en espérant ne pas vous avoir gonflé en le faisant si long !!
Merci pour vos commentaires et/ou tuyaux si vous en avez !
@+ !
par Caro
publié dans :
Au Québec, L'essentiel sur...
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